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Jeu auprès de malades d'Alzheimer


« Aujourd’hui, 3 millions de Français sont directement ou indirectement touchés par la maladie d’Alzheimer, dont plus de 850 000 personnes malades. Avec près de 225 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, la maladie progresse, si rien ne change, notre pays comptera 1 275 000 personnes malades dans seulement 8 ans. » (source France Alzheimer)


Pour les professionnels comme pour les familles des malades, se posent dès lors des questionnements quant aux activités adaptées à leur proposer, et au maintien, tant que possible, de leurs capacités physiques et intellectuelles.


« La prise en charge des Symptômes Psychologiques et Comportementaux des Démences constitue une réelle difficulté en EHPAD et la Haute Autorité de Santé préconise les interventions non médicamenteuses en première intention, facteurs d’amélioration de la qualité de vie. » (source Jeu et maladie d’Alzheimer - Animer une séance de jeu en EHPAD- Guide pratique)


Par un choix des jeux adapté, l’aménagement de l’espace et la position du professionnel, le cadre ludique permet de lever les difficultés rencontrées par les professionnels pour que la situation de jeu se déploie de façon efficace.


Vertus du jeu :

Le jeu est au centre du développement de la personne et a divers avantages :

- effet cathartique,

- réduction des tensions psychiques et corporelles,

- régulation des émotions,

- libératoire.


Les jeux proposés répondront aux besoins du moment de chaque joueur : cognitifs, moteurs, affectifs sociaux...

Ils permettront de participer à l'apaisement, la concentration et la diminution de la déambulation des résidents.


Autonomie et vie sociale:

Le cadre ludique, offrant une sécurité physique et affective, permet à la personne malade d'Alzheimer de :

- préserver son autonomie,

- valoriser ses compétences,

tout en favorisant :

- l'écoute,

- le respect,

- l'ouverture...


De plus, le jeu renforce aussi bien :

- l'estime de soi,

- l'affirmation de soi,

- l'entraide,

- la solidarité,

- le partage,

notamment par les jeux dits « coopératifs ».



Complémentarité avec l'action de l'équipe médicale :

Le jeu, comme thérapie non médicamenteuse, permettront aux soignants et aidants de modifier leur regard sur les résidents, par un processus d'échange, différent du repas ou de la toilette par exemple.

Loin d'infantiliser les malades, il pourra développer les capacités restantes, en valorisant la personne et lui redonner l'envie de faire des choses.

La clé de réussite du projet étant d'être portée par l'ensemble de l'établissement.


Résultats attendus :

– Participation volontaire des résidents

– Diminution des troubles du comportement (cris, agressivité, déambulation...) chez les participants.

– Plaisir du jeu ressenti aussi bien par les résidents que les professionnels.





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